Lettre d’ Éric Ciotti, Président de l’Union des Droites pour la République sur le débat budgétaire.
Chers amis,
La France s’enlise. Une fois encore, le débat budgétaire révèle l’état de décomposition politique dans lequel notre pays est plongé. Faute de majorité claire, faute de vision, faute de courage, le budget 2026 patine, au détriment des Français.
Après la trêve des fêtes, les discussions ont repris à l’Assemblée nationale dans un climat d’impuissance généralisée. L’exécutif nous avait promis un budget « au plus vite », mais chacun sait qu’il n’existe aujourd’hui ni cap partagé, ni accord sincère. Cette situation n’est pas le fruit du hasard : elle est la conséquence directe des compromissions d’une classe politique aux abois, prête à tout pour sauver ses sièges depuis la dissolution de juin 2024.
Pendant ce temps, tous les indicateurs continuent de s’aggraver. Le déficit demeure sous tension, la dette poursuit sa course folle et les Français assistent, impuissants, à un débat hors-sol. Et pourtant, aucune remise en cause sérieuse de la dépense publique n’est engagée.
Aujourd’hui, deux options se font face pour sortir de l’ornière : le recours à l’article 49-3 ou le passage en force par ordonnances. L’hôte de Matignon privilégie la première pour tenter de sauver sa tête. Le chef de l’État pousse les ordonnances, conscient qu’un échec du 49-3 rouvrirait immédiatement la question de sa responsabilité politique.
Chacun pense à sa survie. Personne ne pense à la France.
Ce budget est dispendieux, confiscatoire et irresponsable. Toutes les vannes de la dépense sont ouvertes dans un pays déjà en faillite. Déficits et dette vont exploser. Et, comme toujours, ce sont les Français qui paieront l’addition de manœuvres politiciennes indignes.
Face à cette dérive, les députés UDR, avec ceux du Rassemblement national, ont fait le choix de la clarté et du courage en votant la censure. Une majorité de Français souhaitaient cette sanction. Le gouvernement macroniste n’a été sauvé que par ceux-là mêmes qui prétendent incarner une alternative : le Parti socialiste et les amis de Laurent Wauquiez. Honte à eux.
Cette séquence budgétaire confirme une évidence : tant que perdureront ces alliances de circonstances et ces faux équilibres parlementaires, aucun redressement ne sera possible. La France a besoin de vérité budgétaire et de courage politique.
Adhérer à l’UDR, ou renouveler son adhésion, ce n’est pas seulement soutenir un parti : c’est choisir la clarté, la responsabilité et le redressement national. Mes amis, plus que jamais, le combat continue, rejoignez-nous !
Avec toute ma fidélité et mon amitié,
Éric Ciotti
Président de l’Union des Droites pour la République

